Paysage en roulement (2006)

« Dans le cadre [d’une] démarche qui accentue plus la mise en scène du paysage que la maquette elle-même, D. Corbeil a conçu Paysage en roulement (2006), installation qui oblige le spectateur à adopter un angle précis pour percevoir, à travers une lentille, le fragment de paysage inscrit dans un contexte dynamique en raison des rouleaux qui suggèrent le mouvement du ciel et de la mer. Au premier coup d’œil, la maquette semble n’occuper qu’un espace très réduit au profit d’un appareillage très développé. Mais un examen plus attentif montre bien que toute cette mécanique est au service de la maquette qui apparaît comme le cœur, le point de convergence de l’installation. En effet, la dimension technique n’existe ici que pour servir le paysage, tout en l’inféodant à une vision éminemment artificieuse et minimale de la maquette qui ne prend vie qu’à travers la lentille déformante. Rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît. »

Jean-Philippe Beaulieu, « Faire petit pour voir grand », Esse, no 70, 2010, p. 16.