Complexe industriel (2009)

« Par ses œuvres, Daniel Corbeil révèle un futur potentiel, il prend part au débat en montrant des paysages ravagés qui souffrent depuis l’ère industrielle de dévastation progressive. Son point de vue n’est pas dénué de véracité, puisque ces paysages rappellent les sites miniers, des lieux pillés de leurs ressources premières, puis abandonnés à leur contamination. L’installation au sol, intitulée Complexe industriel, témoigne de ce legs entrepreneurial et des résultats des actions répétées intensivement sur l’environnement. […]. Dans cette maquette reproduisant à échelle réduite les industries de transformation, les étendues d’argile séchées suggèrent une nature meurtrie, presque lunaire, qui s’étend métaphoriquement au-delà de l’œuvre. Les nuances d’ocre intensifient l’impression de désertification. La fragilité semble évidente et irrécupérable dans cette œuvre dont l’existence n’a duré que le temps de cette diffusion. »

Jocelyne Fortin, « Daniel Corbeil, une rencontre entre l’art et la responsabilité individuelle et collective », Les Cahiers, Galerie des arts visuels, École des Arts visuels, Université Laval, no 2, 2010, p. 6.